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LE JOINT : LE POINT DE DEPART93 % des héroinomanes ont d'abord consommé des drogues douces (résultat d'une enquête américaine). Cette statistique montre clairement que le cannabis ouvre la porte à la cocaine, à l'héroine, au LSD, aux opiacés, etc. Fumer des joints devient monotone, déclare un ancien toxicomane. À la longue, cela ne crée plus assez d'effets. Ainsi, un grand nombre d'amateurs de joint finissent avec une seringue dans le bras, par besoin de sensations nouvelles. Notre pays compte environ 500 000 fumeurs de joint (plus ou moins réguliers). Il est estimé que 2 % d'entre eux passeront aux drogues dures. Dans un avenir proche, 10 000 personnes supplémentaires seront devenues toxicomanes. Ce chiffre de 2 % est très surprenant. En effet, selon les études et statistiques de Claudel (France) et Kaudet (USA), 26 % des fumeurs de marujuana finiront accrochés aux opiacés, LSD et autres. Les défenseurs du haschisch et du cannabis prétendent que dans certaines civilisations, ces drogues étaient consommées tous les jours sans problème. Ils ignorent sans doute qu'en Malaisie, les fumeurs en devenaient fous... ( On appelait leur fureur amok, ce qui veut dire démon du meurtre en malais...) De plus, ils ne connaissent certainement pas l'origine du mot assassin. Ce terme vient de l'arabe haschischin et signifie fumeur de haschisch... (Les haschischins étaient les membres cruels d'un clan musulman. Cette drogue volait leur conscience. Les fumeurs de haschisch pouvaient alors commettre des crimes sans remords... Pourquoi le haschisch et le cannabis nuisent-ils à notre équilibre ? Pourquoi déclenchent-ils la toxicomanie dans nos pays ? La réponse se trouve en partie dans des manuscrits très anciens. Ces textes nous apprennent que les peuples fumeurs de cannabis connaissaient les dangers de cette drogue. C'est pourquoi ils inventèrent des appareils à eau (narghilés), afin d'en filtrer les poisons. De plus, ils n'avalaient pas la fumée. Ils la recevaient et la gardaient dans la bouche uniquement. LE HASCHISCH, COMME L'ALCOOL ?Le chanvre indien contient des douzaines de composants chimiques complexes. D'un autre côté, l'alcool ne possède qu'une substance unique (éthanol). Leur structure chimique, leurs propriétés physiques et leurs effets pharmacologiques (entre autres) diffèrent nettement. Haschisch et alcool sont donc, à la base, déjà incomparable. Il a été prouvé qu'il faut des mois au corps humain pour évacuer totalement les résidus d'une dose de T.H.C. (voir page 4). Pour éliminer la même quantité d'alcool, six heures seulement sont nécessaires. Cela signifie qu'en s'allumant 2 à 3 joints par semaine, le fumeur reste en permanence sous l'effet des résidus de T.H.C. Nous ne voulons pas minimiser les terribles ravages dus à l'alcool, mais il est très rare qu'une personne sombre dans l'alcoolisme après avoir pris une cuite. En revanche, de nombreux jeunes sont tombés dans la toxicomanie après avoir fumé quelques joints seulement. La quantité de T.H.C. dans un joint varie généralement de 0 à 30 %, selon la provenance du cannabis. Il peut cependant atteindre 70 % s'il est préparé avec de l'huile de haschisch. Une telle dose rend un joint redoutable. Ses effets destructifs sont catastrophiques, notamment sur les adolescents et les enfants. Aucun résultat d'analyse ne prouve que le haschisch soit inoffensif. En revanche, on sait qu'il contient de 400 à 450 poisons. LEGALISER LES DROGUES DOUCES ?Les toxicomanes de demain sont les fumeurs de joints d'aujourd'hui. Rendre cette drogue disponible et socialement acceptée augmente le nombre de toxicomanes de façon effrayante. Profitons de l'expérience du monde musulman : au début du 15 ième siècle, le haschisch se consommait librement. La société toléra et abusa de cette drogue déjà notoire à l'époque. Le résultat fut la chute de toutes les valeurs morales et finalement de l'ordre social. Cent ans plus tard, la consommation de cannabis (ou de l'un de ses dérivés) était de nouveau interdite. La raison de cette décision : le haschisch avait presque détruit la civilisation. Au 18 ième siècle, Napoléon débarqua en Egypte. Les ravages du cannabis (et de ses dérivés) l'impressionnèrent beaucoup. Au point qu'il en interdit toute consommation à ses soldats, sous peine de 3 mois de prison. En 1924, le Maroc et la Tunisie autorisèrent la vente d'un mélange de tabac et de haschisch (le kif). Cette légalisation créa une telle déconfiture sociale que ces pays en interdirent la vente dans les années 50. Les essais récents de légalisation du haschisch et du cannabis ne convainquent guère plus. En 1975, l'Alaska légalisa la consommation personnelle de cannabis. En 1989, une étude montra qu'au USA, 17 % des jeunes fumaient du cannabis en classes de terminale. Selon la même étude, en Alaska, la consommation atteignait 45 %, soit 3 fois plus qu'aux USA. La consommation de cocaine était également montée en flèche ! En 1991, une votation populaire rendit à nouveau punissable la consommation du cannabis. En 1983, l'Espagne autorisa le libre usage des drogues. Le résultat fut une terrible augmentation de la toxicomanie et de la criminalité dans le pays. Depuis, l'Espagne est revenue sur cette décision. Aux Pays-Bas, le cannabis et ses dérivés ont été légalisés en 1976. Est-ce un hasard si ce pays connaît actuellement le taux de criminalité le plus élevé de toute l'Europe ? L'écrasante majorité des toxicomanes qui se sont tirés de l'enfer de la drogue le déclarent : La vente libre du haschisch ou du cannabis serait de la folie ! CONCLUSIONLes centaines de tonnes de cannabis produites par an suffisent à peine à répondre à la demande croissante... Aucun gouvernement n'a de solution à ce problème planétaire qui touche surtout les enfants et les adolescents. Aux USA, la drogue menace les enfants dès l'âge de 8 ans. En Suisse, dès 12 ans et même parfois avant. La solution n'est donc pas que l'Etat légalise ou dépénalise le cannabis. Imaginons que ce soit le cas. Qui aura le courage d'aller vers un adolescent et de lui dire : Ceci est un joint. C'est nuisible, çà te conduira peut-être dans l'enfer des drogues et te fera peut-être crevé, mais tu peux y aller, c'est légal... On sait que durant les 10 dernières années, des millions d'enfants sont nés dans le monde occidental, avec des tares et des déficits graves. Notamment un quotient intellectuel de 30 à 40 % plus bas que les autres jeunes. Ces anomalies sont dues à une consommation, par la mère, d'héroine, de cocaine ou de cannabis pendant la grossesse. Une bien triste réalité se cache derrière le joint. Certains individus corrompus, inconscients ou ignorants se chargent de faire passer leur message : Un joint n'est pas dangereux. Malheureusement, des dizaines de milliers de jeunes et de futurs parents se laissent prendre dans ce piège vicieux. Notre souhait est de vous éviter d'y tomber.
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